Quelques explications rapides sur le fonctionnement de l'allumage de notre bicylindre.

Une petite mise en situation, pour ceux qui ne sont jamais allés mettre le nez du coté de l'allumeur. Pour le trouver, il faut déposer le ventilateur, car il se cache derrière.
Dans le boîtier on peut voir, le rupteur avec ses contacts fixe et mobile, la came qui actionne le rupteur et on ne les voit pas, mais elles sont là, les masselottes pour l'avance centrifuge. Sous le boîtier, on trouve le condensateur.

Les bougies n'ont bien entendu rien à faire ici. Je les ai positionnées près du rupteur, pour des raisons cinématographiques, que vous découvrirez après.

L'arbre à cames (celles pour la commandes des culbuteurs et celle pour l'allumage) est entraîné par le vilebrequin.

Lors de sa rotation,la came actionne le contact mobile du rupteur (le contact s'ouvre au passage de chaque bossage).

L'ouverture du contact (donc du circuit électrique) interrompt le courant dans le circuit primaire de la bobine haute tension; cette dernière, libère alors l'énergie électrique qu'elle a emmagasinée, en créant un arc électrique sur les bougies (la fameuse étincelle).

Le petit gif animé ci-contre illustre ce principe. Mais si vous ne voulez pas me croire, allez jetez un coup d'oeil sur la vidéo (le fond est volontairement sombre pour des raisons évidentes de mise en évidence de certains phénomènes).

Vous avez certainement noté une petite différence avec le gif animé. Sur la vidéo, on peut observer des arcs électriques sur le contact du rupteur. Ces arcs sont bien évidemment indésirables, mais il n'est pas possible de les éliminer complètement ; c'est ce qui explique que l'on est obligé de remplacé ces fameuses vis platinées (le rupteur) périodiquement.

 

Si on veut s'amuser un peu plus longtemps, on risque vite de descendre la batterie à cause de la consommation du démarreur.

Pour remédier à cet éventuel problème, je me suis bricolé une petite platine pour réaliser des essais en quasi-situation.
Ici le rupteur est remplacé par un relais que je commande par un peu d'électronique qui est cachée derrière la platine.

De haut en bas on peut observer :
 - la bobine HT qui sert aux essais
 - une autre bobine qui ne sert pas ici
 - les fils de bougies
 - les bougies et le relais à leur gauche
 - le condensateur en bas à droite.

Au fait, le condensateur, il sert à quoi ?
Et bien allez voir cette petite vidéo.

La valeur de la capacité du condensateur (0,22 µF) est un compromis.
Si on diminue cette valeur, la surtension produite sera plus importante, mais l'arc sur le rupteur sera plus important aussi, et sa durée de vie s'en trouvera réduite.
Si on augmente la capacité du condensateur, il est possible d'annuler quasiment l'arc sur le rupteur, mais la surtension sera plus faible, et l'étincelle sur les bougies s'en trouvera atténuée.

Cette platine va me permettre de mener des essais sur des condensateurs considérer HS.

Jeudi 4 septembre 2007